La Bourse de Paris et la plupart des places financières du monde entier connaissent en ce moment des hauts et des bas, au gré des bonnes et des mauvaises nouvelles, des menaces des agences de notations ou… de l’annonce de la BCE concernant la baisse de son taux d’intérêt à 1%.
Une Europe sous pression
Depuis quelques mois, les bourses mondiales, dont la Bourse de Paris, mettent l’Europe sous pression avec des hausses, mais surtout des baisses qui interviennent chaque fois que les investisseurs n’apprécient pas une mesure ou une non-mesure prise par les institutions. Ainsi, l’indice CAC 40 peut grimper ou dégringoler, d’une minute à l’autre, comme cela a été le cas récemment, au cours de la conférence de presse de Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne (BCE). Les investisseurs et les spéculateurs attendaient beaucoup de cette intervention, et la baisse a été à la hauteur de leur déception lorsque la seule annonce faite a été celle attendue d’une baisse du principal taux d’intérêt à 1%. Les marchés espéraient une intervention sur le marché de la dette publique, mais Mario Draghi les a déçus en annonçant l’impossibilité d’intervenir à ce niveau-là. Le président de la BCE a donc appelé les dirigeants européens à faire ce qu’il fallait pour ramener la confiance des marchés envers la zone euro. Par ailleurs, les menaces des agences de notation ont entraîné également des mouvements, mais plus mesurés, à la Bourse de Paris.
Un sommet européen critique
Le lendemain, la Bourse de Paris connaissait une certaine euphorie suite aux décisions du sommet européen de Bruxelles d’instaurer plus de discipline budgétaire en zone euro et l’annonce des prémices de la mise en place d’une solution financière permettant de faire face à la crise de la dette. Ces décisions ont rassuré les investisseurs et le CAC 40 a donc connu une nouvelle hausse qui s’est confirmée à la clôture. Les événements de la semaine ont démontré que c’est sur la durée que se joue l’évolution de la Bourse de Paris car, au final, la semaine aura été stable, avec une variation de seulement 0,23 %.
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